En 1951, en vertu de la loi sur la sécurité nationale, Kim Seon-myeong est condamné à 15 ans de prison. Deux ans plus tard, accusé d'espionnage, il est condamné à mort avant de voir sa peine commuée en prison à vie. Du centre de détention de Séoul à la prison de Mapo, de Daegu à Daejeon, Mokpo, puis de nouveau Daejeon... En 1970, les prisonniers politiques non convertis Kim Seon-myeong, Lee Young-woon, Ahn Hak-seop, Nam Young-man et Jong-dari se retrouvent à la prison de Daejeon. Ils vivent avec le seul espoir de la réunification, sans savoir si ce jour arrivera un jour. Pourtant, c'est ce mince espoir qui leur permet de supporter des souffrances carcérales pires que la mort. Oh Tae-sik, le chef de l'unité chargée des prisonniers non convertis, qui a perdu sa famille à cause de l'armée populaire et qui est handicapé, tente par tous les moyens de les faire changer d'avis, mais sans succès. Finalement, il utilise des détenus violents comme Go Sang-gu pour leur infliger des tortures impitoyables. S'ils avaient la garantie que la réunification arriverait, ils pourraient tenir... Sous la pression et la violence, les conversions se multiplient. La fille de Jong-dari, Seon-mi, le supplie de ne plus être un obstacle à leur vie, et il finit par signer sa lettre de conversion. Par la suite, Nam Young-man sombre dans la folie, Park Yoon-gi se suicide, et même Lee Young-woon, pilier spirituel du groupe, se sacrifie pour tenter de mettre fin à cette situation atroce. Choqué par ce suicide, Kim Seon-myeong entame une grève de la faim en cellule d'isolement, ce qui finit par améliorer les conditions de détention. Cependant, rien n'indique que Kim Seon-myeong et ses compagnons seront libérés, et ils refusent toujours de signer une lettre de conversion. En 1995, Kim Seon-myeong reçoit une nouvelle inattendue : il est libéré grâce à une amnistie spéciale pour le jour de la Libération.